Le cœur de ce cours réside dans la mise en placelimites cognitives. La notion de « savoir ce que l’on ne sait pas » et de « ne pas savoir ce que l’on ne sait pas », avancée par Laozi, va bien au-delà de la simple opposition entre humilité et arrogance ; elle constitue une règle fondamentale pour la survie intellectuelle. La véritable sagesse réside dans la pleine conscience de ses propres limites cognitives, et dans le fait de considérer comme une maladie à traiter l’illusion selon laquelle on sait tout, ce qui est précisément« maladie de la maladie »la logique métacognitive.
Thème central : la dialectique entre savoir et ignorance
Texte original : Savoir ce que l’on ne sait pas, c’est le suprême ; ne pas savoir ce que l’on ne sait pas, c’est une maladie. Le sage n’a pas cette maladie parce qu’il la traite comme telle. C’est justement parce qu’il la traite comme une maladie qu’il n’en souffre pas.
Analyse approfondie des concepts cognitifs
- Savoir ce que l’on ne sait pas (suprême) : État supérieur. Il inclut la « sagesse modeste » (connaître sans se vanter) et la « conscience de son ignorance » (définir clairement les limites de sa propre connaissance).
- Ne pas savoir ce que l’on ne sait pas (maladie) : Maladie grave de la cognition. Considérer les préjugés erronés et les connaissances fausses arrogantes comme des vérités absolues, c’est la source de toutes les erreurs de décision.
- Maladie de la maladie (immunité) : Traiter l’arrogance comme une pathologie. Dès qu’un esprit produit une pensée de présomption, activer immédiatement un mécanisme de surveillance pour effectuer une « cure ».
Traduction simplifiée : Savoir, mais ne pas s’ériger en expert, et reconnaître ce que l’on ignore, voilà ce qui est noble par excellence ; ignorer tout en croyant savoir, c’est une faiblesse. Le sage n’agit pas ainsi, car il considère cette faiblesse comme une maladie. C’est précisément parce qu’il la considère comme une maladie qu’il n’en souffre pas.